|
extraits de FORUM (n°3 Mai - Juin 97)
Dimanche 27 Avril, journée du souvenir, le FGL, avec le soutien d'ARIS, du CERCLE DE BACCHUS et de la LGP, a déposé une gerbe pour honorer la mémoire des déportés homosexuels. Nous voulions que celle déposé durant la cérémonie officiel soit vraiment pour tout les déportés en participant à son financement mais notre rencontre avec le président de la FNDIRP° a été claire: La présence d'homosexuel durant les cérémonie officiel n'est pas souhaité.
Etre exclus des réseaux de solidarité c'est voir ces chances de survie considérablement baissées car les camps de concentrations fonctionnaient selon une structure autogestionnaire et ce sont les détenus eux-mêmes, à travers les postes de doyens et de kapos, qui décident des contingents affectés aux travaux et mêmes parfois de ceux destinés au four crématoire. "Pour des transports vers des camps d'extermination tels que ceux de Nordhausen, Natzweiler et Gross Rosen, c'était [les homosexuels] qui, sur leur nombre total, fournissaient le plus fort pourcentage. En effet, le camp avait cette tendance compréhensible de se séparer des éléments considérés comme moins importants, de peu de valeur ou sans valeur " Pourtant ni la Mairie, qui n'a pas voulu de représentant du FGL, ni la FNDIRP n'ignore le témoignage de pierre Seel, qui a obtenu sa carte de déporté politique en 1994; soit plus d'une dizaine d'année après avoir témoigner dans son livre de sa déportation pour unique motif d'homosexualité. Pierre SEEL qui fut arrêté par la Gestapo à l'aide des fichiers que la police française avait établi sur les homosexuels. Son témoignage sur les tortures, la barbarie nazie, et les relations entre déportés met à mal l'image officielle de la solidarité, de la résistance dans les camps. Il faut savoir que si les nazis haïssaient les homosexuels, ce sentiment était bien partagé par les autres détenus "[qui] ne tenaient à l'écart que ceux que la SS avait marqués du triangle rose"
A la fin de la guerre ce n'est pas la libération pour tous. En Allemagne, les déportés pour homosexualité sont, comme les criminels, exclus de toute indemnisation. Les lois anti-homosexuels de Laval et Pétain ne sont pas suspendues, se déclaré homosexuel peu conduire en prison, la France peu donc ignorer leur existence encore longtemps, l'amendement Mirguet, en 1960, y contribue en classant l'homosexualité comme 'fléau social'. Refuser de reconnaître la déportation des homosexuel(le)s ne peu que nous laisser le douloureux sentiment qu'elle n'aurais pas été injustifié.
Le racisme ordinaire, une politique de comptoir mise en application a conduit, juifs, tziganes, religieux, homosexuels et tant d'autre, vers les camps d'extermination. Nous devons être présent chaque année, faire connaître leur histoire pour eux et pour nous car "si leur voix faibli nous périront". Franck DALOZ
Bibliographie: °KOGON Eugène . L'état SS, Le système concentrationnaire allemand. nombreux éditeur, rapport réaliser à la demande des Alliés et servi lors du procès de Nuremberg. SEEL Pierre & LE BITOUX Jean, Moi, pierre Seel déporté homosexuel. Calman-Lévy, Paris, 1994. HEGER Heinz. Les hommes au triangle rose. Journal d'un déporté homosexuel. persona, Paris, 1981 BOISSON jean. le triangle rose, la déportation des homosexuels1933-1945. Robert Laffond, Paris 1988
|
|